était née sur le plateau de la première édition de The Voice. Depuis, le temps a passé, on a vu le jeune homme dans la comédie musicale «1789, les amants de la Bastille», et voilà le premier album de Louis Delortet de son groupe les Shepherds (berger en anglais). Au final, le pire moment à passer est sans doute… la pochette. Une pochette lumineuse sur laquelle Louis est méconnaissable, bien trop lissé, loin de ce à quoi il nous avait habitués. Déception. D’autant plus que si les images du livret sont belles (autant qu’insipides), elles laissent difficilement lire les paroles inscrites, par de mauvais contrastes. Double peine, donc!

Pourtant, dès les premières notes, l’espoir revient: la voix est toujours là, 

avec du relief et habitée sur des musiques folk et rock (Saint-Exupéry). C’est léger, bien arrangé et bien produit. Puis, ça change de ce qu’on entend d’habitude: c’est scintillant et surtout varié (Emmène-moi, Château de sable ou le très beau De l’air), sans l’être de trop. Et sur les 16 titres, on est emporté dans cet élan talentueux.

Louis Delort and the Shepherd, Mercury, en concert le 28 novembre à l’AB